01/12/2005

La petite histoire de Scalextric et du Slot Racing.

L'histoire du circuit routier.

 Slotracing, qu'est ce que c'est?

 

Le nom « Slot Racing » nous vient du mot anglais « Slot » qui signifie rainure. Et c'est bien de cela qu'il s'agit car les autos suivent aveuglément leur rainure au moyen d'un guide. Les experts sont unanimes pour attribuer cette idée de guide dans une rainure à C. Woodland, en 1935, idée reprise en 1954 dans les pages du magazine britannique Model  Maker. L'influence de cet article sera énorme et donnera naissance à une nouvelle industrie.

 Après quelques tâtonnements, en 1957 la firme anglaise Minimodels lance une gamme complète qu'elle baptise Scalextric... marque qui fait le tour du monde ! Le succès est immédiat et considérable. Les records de ventes dans l'industrie du jouet aux USA sont battus en 1958. De nombreuses autres marques se lancent dans la mêlée : Strombecker, Revell, Carerra, ou encore Airfix, pour ne citer que les plus célèbres.

 Plus qu'une mode, c'est un véritable phénomène de société qui vient de naître. Jim Clark fait de la publicité pour Scalextric, Alain DELON pour Jouef ! Aurora vend 2 millions de coffrets, 12 millions de voitures aux USA en 1960. La première fédération naît en Angleterre en 1963. C'est le Big-Bang !

Le premier «Centre de Slot Racing» voit le jour en 1965 près de New York avec des pistes en bois gigantesques ; les

consommateurs peuvent faire rouler leurs propres autos pour 2$ les 15 minutes. L'année suivante, il y a 3000 de ces centres aux USA, plus de 200 en Europe dont 17 à Paris. L'industrie du Slot Racing réalise un chiffre d'affaires annuel de 500 millions de dollars trois années consécutives.

 Les marques célèbres s'appellent Cox, Dynamic, Revell, K&B, Monogram ou encore Champion, Russkit, Strombecker. En 1966 à Paris au Palais Berlitz, une gigantesque compétition regroupe 10240 pilotes ! Le premier prix ?... une véritable Matra Jet !

 C'est alors qu'une tourmente va souffler sur le monde du Slot Racing de 1968 à 1970 : c'est la course à l'armement... Certains  pilotes deviennent professionnels, équipés et payés par les marques de matériel pour faire gagner leurs couleurs, ce qui rejaillit  sur leur image et donc sur les ventes. Ils écrasent les compétitions populaires. Les amateurs n'ont plus les moyens de lutter.

Ecœurés, ils désertent en masse les centres de Slot... Des 3000 pistes américaines en 1966, il n'en reste que 50 en 1969 ! En France, 2 en 1970 ! C'est la fin des dinosaures...

 Mais le Slot Racing «à la maison» se porte bien. Scalextric, Carrera, Märklin, Polistil, Jouef sont très actifs et soutiennent  leurs gammes. C'est à peine si la tourmente des grands centres se répercute sur les ventes de «circuits routiers».

 Les passionnés et les nostalgiques rachètent les pistes cultes des grands centres et se regroupent en clubs et en fédérations  nationales. Tant et si bien qu'aujourd'hui subsistent encore des championnats nationaux et un championnat du monde qui reste néanmoins très confidentiel.

 Depuis 1985, quelques «secousses» se produisent dans le Sud-Ouest de la France, en particulier avec la ré-ouverture d'un centre où est testé un ensemble de concepts destinés à relancer l'activité. Dans le même temps, Carrera et Scalextric en Europe, Parma aux USA, voient leurs résultats en progression. De nouvelles marques naissent (Ninco, SCX, FLY, PLA-FIT).

 Un mouvement de grande ampleur semble se préparer. Ce n'est pas sans raison que l'on peut compter aujourd'hui 300 centres aux USA ! De grands centres viennent d'ouvrir à Paris... D'autres projets très avancés se profilent un peu partout à l'horizon.

 Alors, si les erreurs du passé sont bien assimilées et si les obstacles qui vont se présenter sont bien abordés, il semble qu'une nouvelle ère du Slot Racing soit sur le point de naître.

                                                                                        G. Caupène.

PS: Cet article est tiré du site SCALEXPASSION du sympathique Arnaud Abel qui lui même l'avit repris du site(plus en activité) www.miniracing.fr.

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Historique: Scalextric.



L'histoire du Scalextric est fertile en rebondissements et si la marque s'épanouit aujourd'hui au sein du géant Hornby, les débuts furent modestes. Le père du Scalextric s'appelle Fred Francis. Ce sujet de sa gracieuse majesté a créé à la fin des années 40 une manufacture de jouets prospère : Minimodels Ltd. Histoire raconte que c'est lors d'un salon que l'étincelle jaillit lorsqu'il observe un circuit routier avec des voitures électriques. Il réalise qu'il pourrait équiper ses modèles de moteurs électriques. Mais comment maintenir des voitures sur la piste ? Il imagine de pratiquer une rainure (slot en anglais) dans la piste et de monter un guide sur le fond de la voiture qui viendra se loger dans cette fente. En 1957 le premier coffret Scalextric apparaît, les voitures sont des F1 : une Maserati et Ferrari en métal. Ce premier jet n'est pas parfait : les voitures continuent en roue libre lorsque le pilote contre le courant et elles ont une fâcheuse tendance à sortir de la piste à l'entrée des courbes. L'accélération est commandée par un bouton poussoir positionné sur le bord de la piste. L'électricité est fournie par des piles, qui s'usent rapidement : c'est l'époque héroïque...

Fred Francis sent venir le danger. Il doit développer son affaire. Désireux de ne pas prendre le moindre risque, il se tourne vers les frères Lines dirigeants du grand groupe Tri-ang pour leur proposer l’avenir du Scalextric en novembre 1958. Les frères Lines mettent immédiatement en fabrication des poignées de contrôle et de nouvelles voitures en plastique, bien plus réalistes, équipées d’un moteur de trains RX et d’un nouveau type de guide. En 1960, les nouveaux coffrets sont mis en vente contenant deux Vanwall puis la Lister-Jaguar et l’Aston Martin DBR. Le succès est fulgurant et marquera sans conteste l'histoire du jouet.

Mais à partir de 1970, l'industrie mondiale du jouet connaît une récession sans précédent. Ajoutez à cela une récession économique frappant l’Angleterre, une crise que le peuple britannique n’avait plus connue depuis 1926. L’empire Tri-ang est en faillite, il est racheté en août 1971 par un jeune groupe international : Dunbee Combex Marx. Le seul mot d’ordre était : réduction des coûts et abandon des pièces chères à fabriquer. Le catalogue était de moins en moins épais et les voitures réduites à leur plus simple expression. Les moteurs RX furent remplacés par les Mabuchi japonais. Cela durera jusqu’en 1980, date à laquelle Scalextric passera sous le contrôle de Hornby.

Aujourd’hui le Scalextric se porte bien, mais il doit faire face devant la concurrence des jeunes marques entreprenantes comme Ninco, Fly etc… Hélas pour réduire les coûts de fabrication, Scalextric a déplacé sa production en Chine depuis avril 2000. Le « made in England » aura laissé la place au « made in china »…

Article tiré du célèbre et incontournable site de C.H.COUVRAT http://scalexsite.free.fr/

15:40 Écrit par Scalexfred | Commentaires (0) |  Facebook |

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